De plus en plus nous parlons de la question du consentement dans le domaine de la sexualité. Néanmoins, ce concept peut rester flou pour certain-e-s. Si sa définition est claire, il est parfois difficile dans la vraie vie et dans ses relations, d’appréhender le consentement : suis-je consentent-e ? Mon-ma partenaire est-il consentent-e ?
C’est quoi exactement le consentement ?
Le consentement se définit comme « l’acquiescement donné à un projet ». Le consentement concerne en réalité toutes sortes de situations : « ai-je envie de serrer dans mes bras Tata Simone ? », « suis-je vraiment consentent-e à boire autant avec mes amis ? », etc. Dans le domaine de la vie affective et sexuelle, le consentement consiste donc à donner son accord à une personne pour participer à une activité sexuelle.
De manière plus précise, le consentement devrait idéalement concerner toutes les pratiques sexuelles ! Une personne peut par exemple être consentante à avoir une pénétration mais pas une fellation, être consentent-e à embrasser son-sa partenaire mais pas à avoir d’autres pratiques, etc. Dire oui à une intimité sexuelle ne signifie pas pour autant consentir à toutes les pratiques sexuelles.
Le consentement sexuel, c’est finalement la frontière, parfois fine, entre une interaction sexuelle joyeuse et consentie et de la violence sexuelle.
Comment savoir si son-sa partenaire est consent-e ?
Le plus simple est d’en parler et de questionner son-sa partenaire. Le consentement doit être
Au-delà des échanges verbaux, il est possible également d’être vigilant-e à l’attitude de son-sa partenaire : est-il mal à l’aise ? silencieux ? fuyant ? avec un comportement passif ou fermé ? Autant de comportements qui sont des indicateurs et méritent d’être discutés ensemble pour s’assurer que l’autre se sente bien ou est réellement consentant-e.

Et moi, suis-je vraiment consent-e ?
Il est important également de se poser la question pour soi-même :
Il est intéressant d’être attentif à son propre ressenti dans ces moments pour réussir plus facilement à faire la part des choses.

Le consentement … ça s’apprend !
Le consentement ça s’apprend, et cela peut se faire dès le plus jeune âge. Il est d’autant plus facile pour un adolescent-e ou jeune adulte d’être attentif à son propre consentement et à celui de ses partenaires, si on lui a appris à le faire dès tout petit. Cela peut se faire en respectant l’enfant et son corps (ne pas le toucher ou l’embrasser contre son gré, ne pas l’obliger à embrasser tous les adultes de la famille s’il ne le souhaite pas…). Dans le cas contraire nous risquons de lui envoyer des messages contraires « tu es obligé d’embrasser Tata Simone, car tout le monde l’a fait et ce ne serait pas poli sinon » et de le laisser intégrer le message suivant : « ta volonté / ton consentement passe après le désir de l’adulte / de l’autre ».
On peut aussi lui apprendre à être attentif à ce qu’il ressent « comment te sens tu quand ton camarade te touche les cheveux dans la cour de récré ? », « comment te sens-tu quand ta meilleure copine te saute dans les bras ? » et à prendre en compte le ressenti de l’autre « as-tu demandé à ton copain s’il était d’accord que tu lui empruntes son jouet ? », « as-tu demandé à ta meilleure amie si elle est d’accord que tu la serres dans tes bras ? ».
Pour conclure…
S’assurer de son propre consentement et du consentement de l’autre, c’est s’assurer de vivre une sexualité joyeuse et respectueuse !