Sexualité et consentement

SEXUALITE ET CONSENTEMENT

Les mouvements #metoo et #balancetonporc auront permis ces dernières années de soulever la question du consentement et de remettre cette notion au centre des rapports humains et de la sexualité.

Pour pouvoir définir le consentement en sexualité, il faut être au clair sur différentes notions.

  • L’agression sexuelle est « toute atteinte sexuelle sans pénétration commise sur une victime avec violence, contrainte ou menace ». Une agression sexuelle est punie de 5 ans de prison 75 000 euros d’amende.
  • Le viol est « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur, par violence, contrainte, menace ou surprise.» L’auteur d’un viol risque 15 ans de prison.

Une relation sexuelle doit toujours être basée sur le consentement. Le consentement est l’accord que donne une personne à son ou ses partenaires au moment de participer à un acte sexuel. Il doit être un choix libre et éclairé. Faire du chantage à son partenaire, profiter d’un état d’ébriété, ou encore traduire son silence comme un oui, n’est pas une relation sexuelle consentie.

De plus, le consentement peut être établi pour certaines pratiques et non pour d’autres (le partenaire est d’accord d’avoir une pénétration vaginale mais pas de pratiquer une fellation etc), et une personne peut également changer d’avis à tout moment et souhaiter arrêter l’activité ou ne pas aller plus loin.

Le viol commis dans un parking par un inconnu n’est en réalité que minime. En réalité, 67,7% des viols ont lieu au domicile de la victime ou au domicile de l’agresseur. 91% des victimes connaissent leur agresseur. Les chiffres sont effrayants : en France en 2017 ce sont 250 000 femmes qui ont été victime de viol ou d’une tentative de viol.

Et dans le couple ? Non seulement la notion de devoir conjugal n’existe pas, mais en plus le viol conjugal est un facteur aggravant et la peine encourue est plus lourde que pour un viol « simple » : 20 ans de réclusion. Cependant de nombreux freins empêchent les victimes de porter plainte contre leur partenaire ou ex-partenaire : méconnaissance de la loi, culpabilité, honte, peur…

Les violences sexuelles sont un non-sens traumatisant ayant de nombreuses conséquences pour la victime : des douleurs, des troubles du sommeil, des troubles cognitifs, des comportements de peur et de phobies, des comportements sexuels problématiques, des changements de comportements brutaux, des troubles de l’humeur, des conduites à risque, des conduites d’évitement, des troubles du comportement alimentaire…

Que vous décidiez ou non de porter plainte en cas d’agression sexuelle, ne restez pas seul(e). Des professionnels peuvent vous aider : des psychologues formés, des services d’aide aux victimes, des associations.

Voici différentes ressources pour vous aider :

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